Dimanche 22 octobre 2017

Aller en bas

Dimanche 22 octobre 2017

Message par Admin le Mer 29 Aoû - 23:11

Summary

Au petit matin, le temps est clair, sec et froid. Arpentant d’abord l’agréable front de mer pour une balade au soleil, le groupe se livre à une rapide visite de Vladivostok.

L’imposante cité portuaire russe de la côte Pacifique à la frontière de la Chine et de la Corée ne peut renier son passé de base militaire. Aujourd’hui encore, des navires de guerre sillonnent la baie de la corne d’or, ainsi nommée pour sa ressemblance avec celle de l’ancienne Constantinople. Bien avant d’atteindre les 800 000 habitants d’aujourd’hui, la vile était réputée comme le terminus du transsibérien, qui la mettait à 7 jours de Moscou. Son passé fut également le théâtre d’affrontements sanglants, en témoigne le monument des militants, une immense statue sur la place centrale, qui commémore les soldats ayant combattu les forces japonaises.

Plus récemment, en septembre 2012, Vladivostok s’est enorgueillie d’accueillir le sommet du Forum de la Coopération Économique de la zone Asie-Pacifique (APEC). À cette occasion, un très important programme de modernisation et de développement des infrastructures de la ville fut réalisé avec, entre autres, les spectaculaires ponts à haubans de l'Île Rousski.

Aujourd’hui, la ville est en effervescence. John, qui parle Russe, apprend que c’est en raison de la visite du président, Vladimir Poutine, que le niveau de la sécurité a été fortement augmenté. Les habitants sont ravis que leur ville soit mise en avant, même si l’événement n’a pas une portée internationale : « Le Président vient seulement assister à un match de football donné à 18 h pour son anniversaire, entre l’équipe nationale de Russie et l’équipe locale, le Luch-Energia, un club certes modeste, mais qui avait tout de même remporté le championnat de Première division de Russie en 2005… ». Ainsi, les choses se précisent.



Tandis que les hommes partent à la recherche d’armes, les trois jeunes femmes se rendent au stade chercher des places pour le match du soir. Et en peu de temps on leur en vend cinq, à 100 $ pièce. De leur côté, John et Joge ont été moins chanceux : les démarches régulières pour se procurer des armes se sont révélées compliquées. Lorsqu’on se retrouve, on décide alors de changer de stratégie et de se rendre dans un bar mal famé. Là, après quelques verres de vodka matinaux, les deux compères déclenchent une bagarre jusqu’à ce que le gérant brandisse un fusil à pompe. Voilà qui les intéresse. Quelques heures, des palabres et une liasse de billets plus tard le groupe sort avec un véritable arsenal dissimulé sous leurs chauds vêtements : un fusil à pompe, mais aussi deux kalachnikovs et des crans d’arrêt pour tout le monde. Il est déjà 16 heures et le match de football doit commencer à 18 heures.
Le stade de Vladivostok est assez modeste, bien loin de ceux de Mexico, Milan ou Madrid : il ne compte que deux tribunes latérales. Les grilles protégeant l’entrée ne sont pas bien hautes, et la sécurité est sur les dents. Grace à l’usage judicieux de leur Domination quotidienne, les membres du groupe parviennent à passer la fouille en conservant leurs armes.

Le match commence et le groupe se sépare, moins intéressé par la pelouse que par les gradins. Il semble que La tribune présidentielle, où seuls quelques invités soient admis aux côtés de Poutine, soit contrôlée par l’armée. Le reste des agents de sécurité, oreillette à l’oreille, semble d’un comportement étrange. Et en effet, leur attention paraît opportunément détournée lorsque le groupe repère un van sombre se garer bruyamment devant l’entrée du stade, laissant entrer un commando de cinq hommes mitraillettes aux poings. Ils s’engagent derrière eux en évitant d’attirer l’attention. Mais ils les surprennent trop tard : un véritable massacre a eu lieu dans les vestiaires, où les deux équipes gisent dans le sang, criblées par les balles !
Les forces de sécurité ne resteront pas à l’écart bien longtemps et le groupe décide de laisser les tueurs quitter les lieux pour les intercepter plus loin. Une fois à l’extérieur du stade, et alors que des cris commencent à s’en élever au loin, un combat s’engage. Rapidement, un portail apparaît, crachant un nuage toxique. Bénéficiant de l’effet de surprise, le groupe de demi-Démons prend aisément le dessus et disperse les assassins tout en en capturant un pour l’interroger. « Piotr Salnikov  attend le Président après le match dans sa villa, sur l’île Rousski ». Le van des malfaiteurs, que le groupe a emprunté, comporte un GPS. Il est 20h30.

L’île Rousski est la plus importante d’un ensemble de plusieurs îles au sud de Vladivostok. Elle est couverte de collines dont la plus haute culmine à 300 mètres. Si, il y a encore quelques années, on n’y trouvait pratiquement que des ruines de structures militaires soviétiques, l’État russe a aidé l’île à se développer en 2012, en construisant un pont de plus de 3 kilomètres, qui la relie à la ville. L’université s’y est agrandie et le plus grand aquarium de Russie y a même été inauguré. Ceci explique que Vladimir Poutine ait accepté de revenir cinq ans plus tard sur cette île dont le développement doit tant à son gouvernement.

Sur la carte, on voit qu’une route fait le tour de l’île et on distingue au loin quelques groupes de maisons, avec des plages et des vues dignes des îles tropicales : des résidences de vacances ainsi que quelques hôtels de luxe. Mais aujourd’hui, les militaires patrouillent sur le pont et un point de contrôle supplémentaire a été installé plus loin sur la route. Les militaires ne laissent passer que les riverains et les personnes autorisées. Fort heureusement, le pare-brise du van emprunté est orné d’un macaron qui tombe à point nommé. Le regard assuré de John fait le reste et voilà le groupe aux portes de la villa de Salnikov.

La fête bat son plein. Face à la mer, la villa moderne et luxueuse dispose de deux terrasses, dont une avec piscine bordée de palmiers. Le jardin aux alentours est patrouillé par des soldats, qui ont visiblement reçu ordre de se faire discrets pour ne pas déranger la fête. Par la baie vitrée du grand salon, on devine également les silhouettes d’une dizaine de gardes en costume et cravate. Posté dans le van, le groupe observe les invités. Ceux-ci se mettent en mouvement à l’invitation d’un domestique, délaissant les jardins pour se regrouper dans le salon. A travers les vitres, parmi des professionnels de la fête, on distingue le président russe entouré de ses gardes du corps. On peut également reconnaître plusieurs personnalités importantes, des hommes politiques russes, biélorusses ou kazakhs.



C’est alors qu’arrive un invité inattendu : Kim Jong-Un, le dirigeant nord-coréen venu partager hors de son pays les festivités pour l’anniversaire de Poutine. Il est accompagné d’une dizaine de femmes asiatiques, toutes parfaitement identiques.

L’étrangeté de la situation n’empêche pas le groupe de s’organiser avec sang-froid : on se faufile à l’arrière de la villa, vers une entrée donnant sur les sous-sols. A l’abri des regards, on assomme habilement un garde. Un code empêche l’accès, mais on parvient à se faire ouvrir la porte en attirant l’un des agents patrouillant à l’intérieur, agent rapidement mis hors d’état de nuire. John et Joge enfilent leurs deux costumes. Lydia est parvenue à s’introduire par le rez-de-chaussée où la musique a cessé. Du côté des cuisines, elle emprunter une tenue de soubrette. Elle approche des invités et assiste à la cérémonie de remise de cadeaux à Vladimir Poutine, qui les reçoit stoïquement : des objets de luxe, et même un hélicoptère, que l’on dévoile sur la deuxième terrasse. Chaque personnalité vient remettre son cadeau en personne. Un vieil homme de 80 ans, s’appuyant sur une canne, traverse alors le champ de vision de ceux restés au sous-sol, prend un ascenseur et rejoint le hall dans l’angle de vision de Lydia ; le dernier, il tend cérémonieusement son cadeau au président russe : un support informatique dont le groupe devine qu’il contient le code de Digital Birth. Malgré les apparences, le vieil homme ne peut donc être que l’Ancien.



La musique reprend et l’alcool coule à nouveau. Lydia perçoit que l’Ancien invite le Président à venir à l’étage inférieur afin qu’il puisse lui présenter ce cadeau plus en détail. Les deux hommes, accompagnés de deux gardes du corps prennent l’ascenseur sécurisé. Lydia ne pourra les rejoindre qu’ultérieurement.

Au sous-sol, John, Joge et Merry ont eut le temps de se prépositionner. Lorsque le l’ascenseur s’ouvre, les hommes qui en sortent se dirigent vers une petite pièce partiellement vitrée, sorte de laboratoire équipé d’électronique. Une fois la cible à l’intérieur, sans tergiverser davantage et malgré l’absence de Lydia, on lance l’attaque.

John casse une vitre et se précipite, tandis que Joge provoque l’ouverture d’un portail en traçant quelques pentacles. Et alors que John effectue une roulade habile qui l’amène face à l’Ancien, celui-ci change de forme pour revêtir son apparence démoniaque : ses os transpercent sa chair, une fumée noire et piquante s’échappe de son corps qui explose pour mieux se recomposer. Sous cette forme, Rasturial fait à présent deux mètres de haut et dispose de huit bras velus et six yeux. Les gardes du corps sont tétanisés.



Le combat sera titanesque. Grace au retour de Lydia et dans une débauche d’énergie, les quatre héros sous l’œil de la caméra de Nancy parviennent laborieusement à prendre Rasturial au piège de la Chaîne. Mais à son cri se matérialise alors Abaddon, le Démon du rituel. Pleuvent les coups, se succèdent les portails et tandis que le président russe reçoit un coup mortel et s’écroule – promettant un bouleversement de l’échiquier politique – le destin semble enfin pencher du bon côté. D’une poussée coordonnée, le groupe éjecte l’Ancien enchaîné à travers un portail, faisant également disparaître Abaddon ! La fumée se dissipe. Dans la pièce ne demeurent que quelques corps ensanglantés, Nancy rivée à sa caméra et nos quatre héros, vivants.

Ainsi, leur but est atteint, ils ont rempli leur part du contrat. Si Astaroth honore la sienne – et rien ne laisse croire qu’il puisse se dédire, les voilà débarrassés de la malédiction des portails. Les voilà également dépourvus de leurs pouvoirs. Le retour à une vie banale ?

Admin
Admin

Messages : 188
Date d'inscription : 21/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur http://dujeuensemble.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum