Port-Franc

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Port-Franc

Message par Admin le Jeu 8 Nov - 23:05


Principal lieu de regroupement des Humains de Calcédie, le bourg de Port-Franc est situé sur la côte Est de l’île, à l’embouchure de la Froide. Le bourg a été comme gagné sur la mer (la légende dit « arraché aux Démons des profondeurs ») il y a deux siècles par un certain Eldred, chanté comme le fondateur de Port-Franc et ancêtre des Gouverneurs successifs.

Chacun est libre d'y croire, mais la légende prédit qu'un jour proche d'une pleine lune, l'armée des profondeurs déclenchera la colère des mers et reprendra son dû. La statue et le médaillon d'Eldred constitueraient alors le seul espoir, si son descendant est prêt à se sacrifier pour sauver sa cité.



En arrivant depuis les hauteurs voisines, on l’aperçoit, coincé entre les abruptes montagnes et la mer. Contraint par le relief, sa taille modeste ne rend pas justice à sa notoriété. Si la pêche – la ressource historique aujourd’hui souvent méprisée – a permis son développement initial, sa proximité avec la mine de Tarduff ainsi qu’avec le Spéos de Lucia explique directement son essor récent. La première y transporte sa production via la Percée, cette route creusée dans la montagne ; l’exportation du minerai depuis le port à travers tout le monde connu procure une activité commerciale fructueuse. Quant à la seconde, l’afflux de pèlerins vers le Spéos – par voie maritime également puis le Ravin des Pèlerins – produits des richesses conséquentes, ne serait-ce qu’en « droits d’appontement », cette taxe payée par ceux posant le pied au port. Pour être complet quant à la notoriété de Ports-Franc, il faut également citer son appartenance à la courte liste des ports de relâche des mystérieuses nefs elfes, pourvoyeuses d’un commerce exotique rare.

Le bourg est bâti de part et d’autre de la Froide, qui coule depuis le Cor de Hivtr. Le quartier de la rive gauche, zone historique de l’implantation, est surnommé « La Vielle ». Il contient le port de pêche et comporte les habitations les plus miséreuses. « La Dextre », rive droite, est beaucoup plus reluisante, avec son port de commerce, l’afflux des pèlerins et les logements des instances dirigeantes.

La population de Port-Franc est très majoritairement humaine. Les Halfelings viennent ensuite, le plus souvent dans des emplois de serviteurs quand ils ne sont pas tombés dans la criminalité de la Vielle. Les quelques Nains font l’objet d’une certaine hostilité, au vu de la concurrence minière avec la cité de Karak-Ouzgol. Quant aux Elfes, ceux que l’on voit descendre des nefs en escale sont considérés avec curiosité : ils intriguent – malgré leur condescendance – d’autant plus qu’aucun représentant de leur race n’habite à Port-Franc le reste e l’année, exception faite de l’Épaule droite du Gouverneur.



Les hauteurs extérieures

En lisière de la forêt de la rive gauche, une scierie sise au bord de la Froide emploie des prisonniers condamnés aux travaux forcés.

A la sortie du bourg, juste à la jonction entre la Percée et le Ravin des Pèlerins, le pont des trois grâces domine la Froide.



A Dextre, un mur d’enceinte prolonge le pont. Une centaine de mètres plus loin, il est percé d’une porte fréquemment empruntée, quoique parfaitement inutile puisque la muraille s’interrompt brutalement quelques dizaines de pas plus loin.





La Vielle (rive gauche)

Les bâtisses y sont de bois. Il ne fait pas bon s’attarder dans ses rues. Rats et chiens efflanqués sont moins inquiétants que les drogués amorphes et les pillards agressifs. Les rares passants avancent d’un bon pas, en tirant sur leur capuche.



Le port de pêche et ses pontons branlants abrite une foultitude de petites embarcations, qui sortent à la rame avant de hisser la voile.

La « rue à Rebrousse », centrale, est emblématique de la misère qui règne dans la Vielle. Toujours boueuse, on dirait qu’y finissent toutes les eaux de ruissellement des environs. Dans une odeur lourde de tourbe urbaine, on marche sur un labyrinthe de planches et de madriers posés dans la gadoue.

Au centre de la rue, la taverne de la Griffe accueille toute la misère de la Vielle. Les récits qu'on en fait sont édifiants : « Quand vous poussez avec difficulté la lourde porte vermoulue, gonflée par l’humidité, une odeur âcre vous agresse y les narines, faite d’un mélange de bière, de vomi et de sang. Les rires gras des clients et les gloussements des vieilles filles de joie vérolées font penser au mieux à un marché aux bêtes ou au pire à un abattoir. Le sol de terre battue semble être imbibé de toutes les substances liquides possibles. Les carreaux graisseux des fenêtres laissent à peine passer la lumière extérieure. Le peu d’éclairage provient de grosses bougies de suif produisant plus de fumée et de puanteur que de luminosité. L’atmosphère épaisse empêche même de distinguer le fond de la salle. Le mobilier est vétuste et les bancs usés par les nombreux séants supportés au fil des années. Même le bar n’est qu’une grosse planche de bois marin posée sur des tonneaux. Le patron est d'un abord aussi accueillant que son établissement. Il sert un alcool frelaté dans des verres qui n’ont pas été lavés depuis des lustres. Quant à la nourriture, tous les clients vous la déconseilleront si vous ne voulez pas vous vider de vos tripes. Un charmant établissement, en somme ! »



A l'extrémité de la rue à rebrousse s’élève la statue de Eldred, face à la mer. Une main levée, comme pour une incantation, l'autre sur une épée plantée dans le sol, le fondateur de la ville et ancêtre de tous les Gouverneurs y est représenté avec tant de réalisme qu’on prétend que son esprit habite cette statue, d’où il continue à veiller sur la Port-Franc. Un magicien compétent peut y percevoir une puissance d'évocation en sommeil



La tour du guet, bâtiment fatigué à l'entrée de la ville s'affaisse et penche légèrement au point qu’on l'appelle ironiquement "la tour inébranlable". C’est le siège des hommes du guet, que les habitants de la vielle accusent de tous les maux : racket, pots-de-vin, corruption. Mais peut-on blâmer le guet, alors qu’ils sont hébergés dans une telle structure, manquent de matériel voire d'armes, doivent repriser eux-mêmes leur tenue et touchent une paye de misère...



La Dextre (rive droite)



Les maisons y sont volontiers bourgeoises, en pierre, les rues propres.



Le port de commerce est le cœur battant de l’activité. Toute le journée, il est empli du cliquetis des haubans agités au gré du ressac, de l'odeur de la criée sous les yeux ronds des mouettes narquoises... Les quais et le front de mer sont également en pierre pour résister aux tempêtes hivernales.

Le phare domine et, la nuit, éclaire d’un feu visible de loin.



Un bâtiment ancien, face à la mer, brave les intempéries. Il fut construit par un bâtisseur nain, dont le nom figure sur une plaque commémorative : Braroth PierreLevée. On y trouve à la fois le palais, la tour du cachot et la capitainerie du port. Le Palais abrite les salles officielles du pouvoir, ainsi que les appartements du Gouverneur et de sa famille (son épouse, son fils et sa fille). C’est à la capitainerie que réside l’officier du port, Rallyn, qui, assisté d'une escouade du guet, veille à la sécurité du port ; c’est également là que sont enregistrés les entrées et sorties et collectés les droits d'appontement.

Zone étendue à l’intérieur du port, l’annexe de la mine de Tarduff comporte des entrepôts, des quais dédiés, des bureaux et même une échoppe vendant ou achetant des gemmes et des métaux.

L’auberge du Loriot Replet est un établissement accueillant, propre et animé. Son tenancier, Rissole raffole des concours de fléchettes et des animations de bardes.



Au large

L'île au Gobelin est située à une dizaine de miles de la côté et on la voit sans mal depuis Port-Franc par temps clair. Une communauté de Gobelins y vit très primitivement de chasse et de pêche à la pirogue. Certains, plus téméraires, tentent d'aborder des bateaux passant au large de leur île. Mauvais navigateurs, ils réussissent rarement ; mais parfois, une ou deux pirogues arrivent de nuit le long d'un bateau, montent à bord sans se faire remarquer et massacrent les marins. Comme ils ne savent pas manœuvrer les navires capturés, tous finissent invariablement par s'échouer le long de la côte. Les armateurs et la guilde des pêcheurs organisent des expéditions punitives régulièrement en engageant des mercenaires qu'ils rétribuent au nombre d'oreilles de gobelins rapportées. Mais un groupe de jeune activiste qui a pris le nom de sa revendication – "une place pour tous" – milite pour faire cesser ces expéditions et former les pêcheurs à repousser les attaques.




Les personnalités

   
Le Gouverneur, son Excellence Don Cerdine,


Son fils, Alandro

   
Son épaule droite, dont on ignore le véritable nom et que tout le monde mentionne comme « l’Elfe »,

   
Rallyn, l’officier du port

   
Scipion Orélano, barde à la chalémie et ancienne gloire locale

   
Aenaluck, jeune barde danseur, chouchou de ces dames

   
Caton, Chevalier de lumière du culte de Lucia

   
Hubert, jeune prêtre de Hvitr

   
Rissole, patron du Loriot Replet

   
Marius, pêcheur toujours à l’affut d’un coup à boire

   
Ichtiar, capitaine d’un modeste navire

   
Kromdrack, Nain fils de Krombek, cousin de Brunhilda ; ouvrier de la guilde des charpentiers navals, son implantation à Port-Franc n’est pas une réussite...


Auguste, milicien d'un certain âge


Elys mains agiles, Halfeling prisonnier à la tour du cachot


Après la Coulée

Le déferlement du Cor de Hvitr a été, par miracle, à peu près contenu. L’ost ardente, a été défaite durant une nuit d’intense combats, grâce au renfort – inespérée – d’un bataillon de soldats impériaux embarqués sur un galion en escale. Grâce à eux, peu de victimes ont été déplorées et le désordre assez limité. La tour du cachot garde néanmoins des séquelles (murs brûlés, portes dégondées, ...) ; durant l'assaut, quelques prisonniers se sont enfuis, mais presque tous ont été rattrapés. Quant à la coulée de lave, c’est un moindre mal, elle a suivi le lit de la Froide en ravageant les ponts – à l’exception des Trois grâces – ce qui a encore accentué la coupure entre Vielle et Dextre ; elle a également, c’est plus gênant, obstrué le port de commerce, empêchant complètement les bâtiments à fort tonnage d’entrer et de sortir.

Le galion aux voiles rouges, navire impérial bloqué au port, est commandé par le Capitaine-Sénateur Balbus, qui piaffe d’impatience pour reprendre la mer sitôt qu’un passage suffisant au tirant d’eau de son bâtiment aura été dégagé. Pour ce faire, il a mis à l’ouvrage les pirates récemment capturés par ses soins et destinés au bagne. Quant à leur chef, le célèbre et sanguinaire pirate Hobart, il a été exhibé aux quolibet de la populace, des jours durant, dans une cage sous bonne garde.

Une fois pansée les plaies des combats, de grandes festivités ont été organisées par le Gouverneur. Jongleurs, cracheurs de feu, musique dans les rues, … Port-Franc a célébré sa victoire dignement. Y assistaient le Gouverneur, ainsi que sa femme, son fils, sa fille et l’Epaule droite, mais aussi, à leurs côtés, le Capitaine-Sénateur, le Chevalier Caton et l’officier du port ; l’assemblée officielle était complétée des représentants des principales guildes : alchimistes, mineurs, pêcheurs, bâtisseurs et menuisiers.

Conformément aux annonces, le choix du récit de la nuit de combat contre l’ost ardente pour la postérité a donné lieu à une joute entre bardes volontaires. Scipion Orélano fit sa prestation bien connue  à la chalémie. Celle d’Aenaluck, en maître danseur, fut très appréciée. Mais contre toute attente, c’est une barde de passage, une Elfe du nom de Sistranalle, qui recueilli le plus de suffrages et grava dans les mémoires le récit de cette nuit de combats. Certains, bien informés, prétendent qu'Aenaluck supporta mal cette défaite.



Puis, devant la foule assemblée, le Gouverneur a prononcé un discour mémorable.
   « Habitants de Port-Francs, depuis des décennies, on admire notre ville et pour tout dire, on nous envie . Hvitr a jugé bon de nous envoyer une épreuve, que nous avons surmonté. Une fois de plus, nous avons fait honneur à notre réputation. Et demain comme hier, rien ne nous fera plier. »
Acclamations.
   « Mais de cet épisode douloureux nous devons tirer un enseignement : habitants de Port-Franc, il nous faut unir nos forces ! Nous avons besoin les uns des autres. Nous avons besoin de la puissance de l'Empire pour assurer notre protection (regard appuyé au Capitaine-Sénateur), besoin autant de la clémence de Hvitr (Hubert) que de celle de Lucia, besoin des Nains pour achever notre muraille (chef de la guilde des bâtisseurs) et reconstruire les ponts entre nos deux rives, car nous avons aussi besoin de la Vielle (chef de la guilde des pêcheurs) pour restaurer notre flux maritime et nous nourrir... et besoin des nouveaux talents pour nous divertir et nous souvenir (Sistranalle) ! Chacun de vous œuvrez pour notre cité et nous avons besoin de chacun d'entre vous. »
   « Dans cet esprit d'unité, je vous donnerai les moyens de garantir encore et toujours non seulement notre sécurité mais plus encore, comme par le passé, d'assurer notre prospérité ! »
Le Gouverneur a alors exhibé un médaillon qu'il portait autour du cou sous sa chemise, une pierre rouge cerclée de métal, l’a levée en direction de l'océan puis embrassée.
Acclamations redoublées.

Rares sont ceux dans le secret, mais dans les heures qui ont suivi les festivités, le médaillon d'Eldred a disparu. Peu après avoir brandit sous les yeux de la foule le symbole de la domination de la ville sur les éléments marins, le Gouverneur a constaté qu'on le lui avait dérobé, alors même qu'il le portait, comme toujours, autour de son cou, sous sa chemise ! C'est assurément l'oeuvre fourbe d'un sorcier, puisque le mage du palais a par malchance dû s'absenter quelques jours. Il ne faut absolument pas que l'information s'ébruite, au risque d'affoler la population.
Pour compliquer la situation, le ciel s'est couvert et la mer a grossit. Et qu'on accorde ou non foi à la légende, quelques événements inquiétants ont été rapportés le lendemain : l'une des jetées de bois du port de pêche s'est effondré sous les yeux d'un marin qui prétend l'avoir vu broyée par des tentacules sortant de la vase ; peu après, un autre pêcheur, tombé à l'eau dans le port mais qui pourtant savait nager, s'est noyé comme s'il avait été entraîné vers le fond.



Les personnalités de passage

   
Le Capitaine-Sénateur Balbus

   
Hobart, le fameux pirate capturé par le Capitaine-Sénateur et exposé en cage à la population

   
Sistranalle, barde rendue fameuse par son émouvant récit.

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