Mercredi 11 octobre 2017

Aller en bas

Mercredi 11 octobre 2017

Message par Admin le Mer 29 Nov - 11:12



CHAPITRE UN

Scène 1 – Extérieur nuit. La Highway entre San Mateo et San Francisco.

Musique.

Les étoiles brillent au-dessus de l’océan.
Sur la route qui longe la côté, une camionnette sans vitre roule à bonne allure, suivie de deux berlines.

La caméra pénètre dans le véhicule de tête.

A l’intérieur, les quatre futurs héros sont en piteuse posture, les mains ligotées dans le dos sous la surveillance d’un homme qui joue, désinvolte, avec un pistolet.

La caméra s’attarde sur chacun.

Dans l’obscurité, on distingue difficilement les traits. Le geôlier semble de type hispanique. Quant aux quatre prisonniers, ils sont cagoulés.
Tout à coup, les cinq individus sont violemment projetés contre les parois. Le véhicule s’est soulevé puis retombe et se met à rouler sur lui-même.

Plan extérieur


La camionnette a traversé la barrière de sécurité et plonge dans le profond bas-côté. Soulevée dans les airs à la faveur d’une embardée, elle retombe sur le flanc, puis décrit plusieurs tonneaux, pour finir sa course sur le toit, contre les troncs de la forêt de sapins qui borde la route.

La musique s’arrête. Silence pesant.

Plus haut, les deux berlines se sont arrêtées. Des hommes en descendent et enjambent précautionneusement la barrière tout en poussant des « Joder ! ».

Retour à l’intérieur de la camionnette

Les corps sont entassés, ensanglantés. En gémissant, les héros se redressent, découvrent leur visage en se contorsionnant. Deux femmes, deux hommes. Les traits sont tendus. « Vous êtes qui ? » « Qu’est-ce qu’on fout là ? » Les deux femmes, elles, semblent se  connaître. Le ravisseur est inanimé, très mal en point. Tandis que l’un des hommes ramasse l’arme, l’autre extirpe un cutter de sa botte. On commence à trancher les liens en plastique. L’une des femmes donne l’alerte : par la porte entrouverte de la camionnette, on distingue les silhouettes qui approchent. « Tout le monde est en état de courir ? ».

Extérieur. Musique. La course-poursuite s’engage dans la forêt.

Sans lampe sous les branchages, les mains encore entravées pour certains, les héros halètent, trébuchent à de nombreuses reprises. L’un d’eux fait usage de l’arme en direction des poursuivants. Une rafale lui répond. On se jette à terre, puis on se relève. Il faut repartir. Mais l’avance se réduit rapidement, les voix se rapprochent, les torches balaient presque leurs talons.
La musique cesse. Gros plan sur les visages épuisés, presque résignés. Et derrière…
Sous le mince croissant de lune, l’air frémit. Un crépitement se fait entendre tandis qu’un arc lumineux se forme. En quelques secondes, un portail s’embrase. Précédé d’une exhalaison jaune à l’odeur de soufre, un gigantesque démon cornu surgit.
Ignorant les personnages, la bête se jette sur les gangsters qui fuient en hurlant. On distingue, dans le faisceau d’une lampe torche, que le monstre empale l’un des gangsters, puis le soulève comme un fétu de paille.
Pour les héros, la course doit continuer : il faut à tout prix mettre le plus de distance possible entre eux et cette abomination.
Plans coupés sur les pieds trébuchants, les visages transpirants, les mains écorchées, …

Vue d’ensemble du groupe.

Crottés, exténués, les vêtements en lambeaux, les héros s’affalent à genoux. On fait silence avec appréhension. Aucun bruit. Le danger semble écarté.



Summary

Assis dans les fougères, on fait connaissance : Lydia, Merry, sa sœur, John et Joge. Aucun ne sait ce que leur voulaient ces hommes et encore moins ce qu’il vient de se produire. Tout le monde a-t-il vu la même chose ? Oh oui ! Seule Lydia semble plus excitée qu’inquiète par l’apparition du monstre.
Les batteries de leur téléphone ont été arrachées. Ils ne savent ni l’heure ni leur position exactes.
Au jugé, on rejoint péniblement la route.

La prestance naturelle de John a fait merveille : une jeune blonde au volant d’un pick-up usagé s’est arrêtée pour les prendre en stop. « Quoi, l’accident deux miles plus haut, c’était vous ? Mais Il faut appeler les flics ! Et puis vous êtes blessés !». Usant de son charme, le champion de marche sportive convainc la demoiselle de temporiser – Joge préfère éviter les forces de l’ordre, il a suffisamment insisté. Ils se font déposer au son domicile de John, le seul à habiter San Francisco, où il invite pour la nuit ses compagnons d’infortune.

Susan, la bodybuildeuse réveillée par son colocataire, accueille l’équipe sans trop poser de questions. Il est tard, on tombe de fatigue. Alors on partage un coin de moquette, le canapé, ou le lit de Susan pour les plus cascadeurs.


Dernière édition par Admin le Lun 11 Déc - 20:55, édité 7 fois

Admin
Admin

Messages : 178
Date d'inscription : 21/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur http://dujeuensemble.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum